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PostHeaderIcon L’apiculture bio au cours de l’année – Formation d’une jeune colonie par essaimage (partie 4/6)

L’apiculture bio au cours de l’année – Formation d’une jeune colonie par essaimage (partie 4/6)

Bonjour à tous, je m’apelle Martin Dettli,
et aujourd’hui nous allons voir la formation d’un nucléus à partir d’une colonie en fièvre d’essaimage.
La manière la plus naturelle de multiplier les colonies d’abeilles est en effet l’essaimage.
C’est toujours beau de pouvoir capturer un essaim puis de l’enrucher.
J’ai cependant aussi des ruchers où je ne vais qu’une fois par semaine
et pour lesquels je suis heureux quand je peux empêcher que tous les essaims soient perdus.
La formation d’une jeune colonie par essaimage est obligatoire par exemple pour l’apiculture Demeter.
L’élevage artificiel des reines est interdit.
On attend donc jusqu’à ce que la colonie élève spontanément des cellules royales.
Quand je vois que les abeilles veulent élever des reines,
c.-à-d. quand elles soignent des larves dans des cellules royales,
j’enlève la vielle reine et j’y rajoute des abeilles,
ce qui me fait une colonie éleveuse, où les cellules royales peuvent se développer optimale.
Voici une de ces colonies éleveuse. Ici j’ai enlevé la reine il y a 8 ou 9 jours,
et maintenant les nouvelles reines devraient être prêtes à éclore de leurs cellules,
et quelques-unes en sont même déjà sorties.
Il est temps pour moi de diviser la colonie en plusieurs parties pour former des nucléi.
Maintenant je vérifie s’il y a les cellules royales nécessaires pour chaque nucléi.
Ici il y a une cellule royale – elle va bientôt éclore.
On voit qu’il n’y a pas beaucoup de nourriture. Il y a aussi assez peu de couvain.
Il est important pour la formation des nucléis que chaque nucléus dispose de suffisamment de provision.
Les nucléis ne devraient pas recevoir de la nourriture liquide parce qu’ils n’ont pas encore de reine
et ne sont pas prêts à se défendre, ce qui peut provoquer des pillages.
Il faut du couvain d’ouvrières et une cellule royale. Et aussi suffisamment d’abeilles.
Voici un autre cadre avec beaucoup de couvain de mâles. Ici je brosserai les abeilles.
Il n’y a pas de cellules royales là-dessus.
Ici c’est du couvain d’ouvrières qui vont bientôt éclore. Cela donnera une belle colonie.
C’est idéal pour la formation de nucléi. Et il y a aussi déjà des cellules royales. Voilà, je le place ici à l’intérieur.
Je rajoute encore un cadre de nourriture et voilà, le premier nucléus est prêt.
Ici il y a beaucoup d’abeilles mais pas de cellules.
Cette cellule royale me donne l’impression d’avoir un petit renfoncement.
Il se peut que ça ne marche pas de manière optimale.
J’ai bien envie de rajouter une deuxième reine à ce nucléus pour être sûr que ça marche.
Et on rajoute encore un cadre de nourriture. Ici nous avons trois cellules royales.
J’en découpe une assez largement pour qu’il y ait de la cire qui vienne avec.
Je rajoute une cellule royale puisque j’avais l’impression que l’autre n’était pas vraiment en ordre.
Maintenant on peut fermer cette ruchette. Bon, voyons maintenant un peu plus loin.
Voici un cadre avec énormément de couvain d’ouvrières qui va bientôt éclore
et qu’on va mettre ici où il y a moins de couvain.
Je peux maintenant rajouter le cadre de nourriture, et voilà un nouveau nucléi préparé.
Voilà donc comment on forme des jeunes colonies par essaimage.
Donc pour former un nucléi nous avons besoin de cellule royales,
d’abeilles, de cadres avec du couvain et d’un cadre de nourriture.
Maintenant on ne va plus bouger les nucléis pendant presque trois semaines.
On espère trouver ensuite beaucoup de reines fécondées dans ces jeunes colonies.
Nous allons ensuite faire passer ces colonies en bâtisse naturelle,
c.-à-d. qu’on leur enlèvera les cadres et on les laissera bâtir des nouveaux rayons sans cires gaufrées.

PostHeaderIcon Capsule 2 Formation apicole – Varroa acarien

Capsule 2 Formation apicole – Varroa acarien

Capsule vidéo – Formation apicole – Varroa acarien

Capsule 2 : Varroa : l’acarien

Le varroa cause beaucoup de dommages aux colonies d’abeilles. L’importance du dépistage de ce parasite dans vos ruchers est primordiale. En visionnant cette capsule, vous apprendrez à l’identifier et vous comprendrez son cycle de vie afin d’appliquer des traitements adéquats aux bons moments. De plus, vous saurez reconnaitre sa présence et vous découvrirez les liens entre le comportement hygiénique des abeilles et leur tolérance à cet acarien. Enfin, à défaut de pouvoir l’éradiquer, vous vivrez avec les dommages légers qu’il peut causer, et vous éviterez des dommages irréversibles.

Formatrice : Mélissa Girard
Durée : 29 minutes, 17 secondes

L’AEC Exploitation d’une entreprise apicole est offerte (en ligne) chez Expertis, veuillez consulter ce lien pour plus d’information :

Ce projet est financé en partie en vertu du Programme d’appui à l’implantation de systèmes de salubrité alimentaire, biosécurité, traçabilité et santé et bien-être des animaux, conformément à l’accord Canada-Québec Cultivons l’avenir 2.

PostHeaderIcon UNE SAISON d’APICULTURE – épisode 01 – Fev 2017

UNE SAISON d’APICULTURE – épisode 01 – Fev 2017

Premier épisode d’une longue série, je l’espère…Désolé pour les quelques ratés, c’est mon premier jour ^^ Beaucoup d’explications, plus d’images plus tard…

Musique :

Piano & Sax by Joakim Karud Creative Commons — Attribution-ShareAlike 3.0 Unported— CC BY-SA 3.0
Music provided by Audio Library

Joakim Karud – Love Mode
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PostHeaderIcon Formation Apiculture version longue

Formation Apiculture version longue

(chant d'oiseaux)
(…)
(musique classique : flûtes traversières et violoncelles)
(…)
(voix de Mathieu Labonne) – Alors, depuis 2008 on a des ruches au Centre Amma.
On a commencé complètement amateur avec quelques ruches.
Maintenant le rucher a grandit, on a une vingtaine de ruches.
On a vu beaucoup de gens passer ici qui étaient intéressés par les abeilles
qui voulaient savoir comment eux aussi pouvaient installer une ruche chez eux.
Donc on a commencé par des petits ateliers des formats courts
mais on se rend compte que ça ne suffit pas pour que des personnes installent des ruches chez eux.
Et donc l'idée qu'on a eu, c'était vraiment de concevoir une formation
avec la pédagogie théorique et avec beaucoup de pratique
pour que des personnes sur tout le long d'une année,
puissent suivre ce qu'on fait au rucher et puissent se former en même temps
pour pouvoir installer une ruche chez eux.
C'est une formation qui est en donation libre, c'est à dire qu'on ne demande rien.
La seule demande qu'on formule aux personnes qui suivent cette formation c'est d'avoir un projet apicole,
c'est à dire d'avoir envie, cette année ou l'année suivante,
d'installer un premier essaim chez eux ou chez un ami.
C'est à dire qu'on souhaite vraiment que cette formation s'adresse à des gens
qui veulent concrètement mettre en pratique ce qu'on leur apprend.
– Donc, les abeilles récoltent le pollen, elles butinent
peut être qu'elles prennent aussi de la propolis.
(piano)
(…)
– La ruche est composée d'au moins deux parties :
la partie centrale, celle-ci, qu'on appelle le corps de ruche.
Il y a un corps dans lequel on va trouver les 10 cadres Dadant.
Ici, c'est le modèle Dadant.
Le plancher et le toit.
Et ensuite, les étages qu'on rajoute, qu'on appelle les hausses
et qu'on rajoute autant de fois que l'on espère récolter du miel.
Alors, un cadre se présente comme ça.
Au départ, c'est un cadre vide.
Pourquoi on fait ça ? Tout simplement parce que ça nous arrange à nous
Ce n'est pas pour arranger les abeilles.
Si on mettait une boîte vide ou un trou dans un mur ou dans un tronc d'arbre, les abeilles iraient.
– D'abord tu fais un petit feu avec des choses qui brûlent bien.
– Oui.
– Et une fois que le feu s'allume, tu alimentes.
– Ok.
– Et tu n'hésites pas à souffler une fois que le feu prends pour l'alimenter.
Voilà… donc là, tu allumes ton feu.
– Ou pas.
– Ou pas… voilà.
Il faut que tu mettes un petit peu de granulés.
– Dès fois c'est collé…
On voit que tout se passe bien.
Je vais ouvrir carrément puisqu'il fait assez chaud.
– Après avoir ouvert, tu enfumes un tout petit peu ?
– Ouais, alors l'idée d'enfumer, c'est un peu pour les faire descendre.
C'est de les chasser mais pas violemment
à les faire rentrer je ne sais où et leur faire bouffer du miel.
C'est de contrôler, de mettre une distance entre les abeilles et nous.
– Donc là, c'est du miel ?
– Ouais.
– qui est operculé ici ?
– Oui, c'est du miel operculé.
– Et ici c'est du miel qui n'est pas encore operculé ?
– Et ici, c'est du pollen. Tout ça c'est du pollen.
Donc si on voit ça, on peut imaginer que de l'autre côté il y a le couvain.
Parce qu'elles collent le pollen juste en face du couvain.
– Donc là, il y a un rouleau de fil, on le passe dans les trous.
Ce qui compte, c'est que le fil soit le même de bout en bout
parce que l'astuce pour faire coller la cire, c'est avec de l'électricité.
On met de l'électricité là et là, ça chauffe un petit peu et du coup ça colle.
Donc voilà, vous pouvez essayer ça.
– C'est ce qu'on appelle coffrer un cadre.
– Alors, un autre outil astucieux…
Il y a un récipient extérieur où j'ai mis de l'eau
– Ok.
– Et on l'a mis à chauffer sur le petit gaz ici.
Et là, j'ai mis des morceaux de cire
et comme l'eau est chaude, la cire a fondu.
– Ok.
– Et là, par le bec verseur, on verse la cire sans l'eau pour que ça renforce.
C'est pour renforcer en haut parce qu'après il va y avoir du poids.
– Bien sûr.
– Donc ça, c'est un modèle que je trouve assez pratique
On le met comme ça.
(rires)
Voilà, et là on est tranquille aussi et les abeilles ne peuvent pas venir sur le visage.
– Moi, j'adore le miel et j'ai toujours aimé trouver les apiculteurs qui produisent le miel que je mange.
Et après, j'aime cette idée que les abeilles occupent un terroir
et quand on mange le miel, le produit de leur travail,
c'est une forme de ce qu'on était avec ce terroir.
En fait, j'habite dans un immeuble au 8ème étage
et il y a une personne au 4ème étage qui a des abeilles sur une sorte de terrasse
et j'aimerais bien faire pareil.
– Je suis venue apprendre comment m'occuper des abeilles.
Et c'est vrai qu'en 2013, j'ai été amené à rencontrer quelqu'un qui a des abeilles.
Ça m'a interpellé et le fait qu'ils fassent la formation ici…
je me suis dit "ouais" (rires), j'ai envie.
Je sais déjà comment je vais "manipuler" les abeilles.
C'est à dire que je vais y aller sans gants, je ne vais pas y aller encore en scaphandre
comme j'ai pu faire la première fois avec la personne que je connais qui a des abeilles.
J'ai pu l'aider à enlever une hausse et j'avais le scaphandre avec les gants, j'étais rassurée
mais effectivement je n'ai pas envie de ça pour manipuler ma ruche.
Donc, ce sera le minimum et si je me fais piquer, ça voudra dire que ma façon de voir est à refaire.
– On voit que je suis un peu moins Non, mais là regarde tu as vu j'ai été un petit peu…
– J'ai eu un petit peu de temps de pris donc…
– L'exigence de critère.
– Le perfectionnisme ouais. C'est… voilà…
– Félicitations
– Vous avez la grappe en été qui prend tout l'espace.
Et en hiver, la grappe est souvent au centre et elle est beaucoup plus petite.
C'est ce que nous contrôlons maintenant.
C'est essayer de trouver le … en fonction du nombre qu'elles sont
pour qu'elles puissent facilement accéder au miel qui est autour
Mais si on a une toute petite colonie, et qu'on la laisse sur 10 cadres
on prend de grand risque à ce qu'elles meurent de froid.
Puisqu'en fait une colonie en hiver, peut mourir de 2 choses différentes :
soit elle meure de faim, soit elle meure de froid. Ces 2 choses sont possibles.
Donc, c'est l'enjeu de maintenant.
Ça arrive plus souvent ici avec des abeilles qui ont des essaims trop petits, des grappes trop petites.
Elles auront peut être plein de miel,
mais de toute façon si elles ne sont que 2000 ou 3000 à se tenir chaud,
s'il fait -10°C dehors, elles auront beau avoir à manger, elles n'arriveront pas à se tenir assez chaud.
Donc, il vaut mieux une colonie qui soit assez grande
et au pire des cas que l'on nourrisse pendant l'hiver si elles n'ont pas assez de réserves
plutôt qu'une toute petite colonie où on ne peut pas faire grand chose.
– On met ce qu'on veut, on peut mettre cette quantité parce qu'on se dit :
"je vais les nourrir tous les 2 jours avec ça et puis…"
Ou on peut se dire : "je ne viendrais pas pendant 8 jours alors je vais remplir avec 3/4 de litre de sirop".
Je m'arrête pour ne pas que ça déborde puisque ça c'est un petit peu plus bas que le couvercle ici
de manière à ce que quand j'ai mis mon sirop je mets mon capuchon bien comme il faut.
Vous verrez il y a des petites astuces dans le positionnement aussi.
Si on tourne de 90°, ce n'est pas la même chose. Voilà.
Puis, les abeilles passent par en-dessous, elles montent le long de la paroi,
elles redescendent ici et elles viennent prendre le sirop autant qu'elles veulent nuit et jour.
Bon, voilà. Et ça marche très bien
(musique classique : flûtes traversières et violoncelles)
(…)
(voix de Mathieu Labonne) – On prend 15 personnes maximum par année.
Et du coup ces 15 personnes, comme elles ont leurs projets,
il y a beaucoup de temps d'échanges, il y a beaucoup de partages,
et on vit vraiment ce choix même qu'on formule ici pour beaucoup de nos stages,
c'est à dire qu'on apprend en faisant.
Les personnes en faisant l'apiculture avec nous et en développant leur projet en parallèle,
c'est ce qui les motive le plus pour apprendre et pour comprendre comment fonctionne un essaim.
Ce n'est pas juste intellectuel, ça passe aussi par un rapport un peu plus sensible à l'abeille
et en récoltant le miel avec nous, en allant visiter les ruches, en récupérant des essaims,
ils découvrent les gestes qu'ils vont avoir à reproduire chez eux.
– T'es prête ? On y va. Bonjour les abeilles. Salut ! Salut !
– Alors…
– Salut, salut !
– Donc là, il n'y a pas de risque, il n'y a pas de couvain donc on ne peut pas écraser d'abeillles.
On va commencer à regarder les cadres
Ceux qui ne sont pas operculés, on va les garder, d'accord ?
– Ok.
– Alors, là vous voyez elle a construit du miel sur le dessus – Ouais.
– Ça veut dire qu'elles ont besoin d'une réhausse non ?
– Alors, moi je pense qu'en tout cas c'est assez clair qu'il faut mettre une hausse là.
– C'est clair.
– Qu'est-ce que vous voyez sur ces cadres ?
Qu'est-ce que vous voyez ?
– Du pollen.
– Au moins des cellules de mâles et peut-être même des cellules royales.
– Comment tu reconnais les cellules de mâles .
– Les gros trucs bombés là.
– D'accord
– Donc là, il y a du mâle, des belles cellules mâles.
(bip)
– C'est du mâle tout ça ? – Comment on voit les mâles ?
– Quand c'est gros c'est du mâle.
– Tu as vu comme les larves sont grosses.
Là vous avez du femelle et là du mâle, vous voyez la différence ?
– Attention d'y aller vraiment en douceur.
Regarde bien des 2 côtés ce qui se passe.
– C'est ce que je suis venue chercher ici :
essayer d'avoir une source d'informations plus proche du respect de l'abeille
plutôt que des préceptes donnés par le syndicat de l'apiculture :
traitement, nourrissage et compagnie…
Donc là, je me suis dit que j'allais vraiment avoir un autre son de cloche, une autre approche.
(chants d'oiseaux)
– Il y a un apiculteur qui est au-dessus de chez moi à ….
qui me permet de l'accompagner dans ses manips quand je peux
parce qu'il m'appelle souvent un peu au dernier moment donc voilà.
On a fait une récolte de miel, extraction de miel, euh…
Enfin, la première fois j'avais envoyé un mot en disant "Oh la la…" (Rires)
J'étais avec un monsieur qui faisait "Boum ! Boum ! Boum ! …
Euh… Résultat des courses, quand tu ouvres le toit,
et que tu vois tous les cadavres autour tu dis : "Ouh", j'en ai encore des frissons d'ailleurs,
je me suis dit : "mince, il y a un truc quoi…"
– Je pense que l'essaim était trop gros et qu'elles se sont étouffées elles-mêmes.
Et donc, c'est une belle leçon.
Si je l'avais portée comme ça tenue avec les abeilles accrochées,
elles auraient pu avoir leurs aises mais posées celles du dessous
alors elles étaient toutes poisseuses parce que je pense qu'elles sont tombées d'inanition
elles ont lâché du miel qu'elles avaient dans leur jabot enfin bon…
– Finalement, au niveau de l'histoire, le rapport entre les hommes et les abeilles est très ancien.
Et en même temps, si on ne va pas auprès des abeilles individuellement,
on ne les connaît pas tant que ça donc voilà.
Tout le monde connaît le miel mais on ne sait pas vraiment comment ça se passe,
comment vive les abeilles.
Moi j'ai envie vraiment de découvrir cet univers.
– Donc on veut avoir nos ruches orientées dans cette direction, comme on veut, comme ça. D'accord ?
Donc ce n'est peut-être pas tellement ici mais ce serait plutôt en lisière de cette petite protection, de cette haie.
Au milieu, c'est une bonne idée sauf que, tu veux qu'elles aient le soleil du matin.
– Ah oui c'est vrai.
– Il ne faut pas qu'elles soient trop à l'ombre en été.
– Chacun présente son projet avec des conditions différentes.
Donc c'est vraiment vivant de voir une évolution du rucher de chacun que ce soit en ville ou à la campagne.
et toutes les conditions différentes qui font que c'est très riche en enseignement.
(piano)
(…)
– Un des rêves que j'ai eu pendant longtemps, pendant des années, ça a été de sortir,
d'être seul moi avec mes abeilles et mes quelques ruches et puis de partager ça.
Et enfin, il y avait une opportunité pour moi de faire peut être vibrer des gens à l'unisson
parce que les abeilles me font vibrer depuis des années maintenant.
Parce que quand je passe un petit moment avec elles
ou même dès fois quand je me mets juste à la porte d'entrée et que je les observe
et qu'elles sont sur leurs portes et que je les découvre là,
c'est le printemps, ça fait 5-6 mois qu'on ne les a pas vues.
J'arrive devant leurs portes, je les regarde.
Et ce balai incessant d'abeilles.
Toutes ces informations qui transpirent, juste en regardant la planche d'envol.
Ça me fait entrer dans un autre monde.
– Alors, regarde celles qui sont enfumées ont le réflexe de venir manger du miel.
Quand on enfume les abeilles, elles essayent de sauver ce qui est précieux
et de prendre des provisions pour se sauver elles-mêmes donc elles viennent.
On voit très bien de ce côté qu'il y en a d'autres
qui pensent qu'à une chose c'est de se remplir le ventre de miel.
(flûtes traversières et violoncelle)
(…)
– Oui alors, tu tiens bien avec ta main pour ne pas que le cadre tombe et que tu écrase les abeilles.
Tu tiens avec ta main gauche là, attrape-le bien. Voilà, attrape-le.
Tu le surélèves et tu vas donner un coup tout en faisant attention que ça ne cogne pas.
Non, non, non. Tu es trop proche, tu vas les écraser.
Il y a ….. dans la ruche donc il faut trouver une solution.
Donc il y a une partie de la population qui s'en va avec l'ancienne reine qui était là.
Et 3 semaines avant cela, les ouvrières ont nourri une future reine pour prendre la relève.
– Ok.
– Et donc la population se sépare en 2.
La nouvelle qui reste dans la vieille maison qui est sécurisée, qui est tranquille
et l'ancienne reine qui part à l'aventure à la recherche d'un nouveau trou.
– D'accord.
(Mathieu Labonne) – Pour nous c'était aussi la motivation qu'on avait en tant que formateur.
On ne voulait pas former des gens juste pour qu'ils sachent faire de l'apiculture
mais on voulait vraiment former des personnes pour que des essaims
puissent trouver des endroits où s'installer, que des personnes puissent en prendre soin.
Parce que notre vision c'est qu'aujourd'hui l'apiculture industrielle avec beaucoup de ruches
rend les abeilles extrêmement sensibles aux maladies,
extrêmement sensibles à une forme d'industrialisation avec tout ce que ça peut vouloir dire
et que du coup, le fait qu'un grand nombre de particuliers installent une ou deux ruches chez eux,
ça participe activement à la survie de l'abeille,
au développement aussi de nouvelles techniques puisque tous les citoyens
qui installent des ruches chez eux inventent des nouveaux modèles de ruches
des nouvelles techniques, des façons de lutter contre les parasites de l'abeille,
et c'est toute cette créativité qu'on veut encourager en accompagnant ces personnes
qui elles-mêmes nous apprennent des choses sur ce qu'elles ont réussi chez elle avec leur essaim.
(flûte traversière et violoncelle)
(…)
– C'est une école de la vie et très concrètement pour moi c'est comme le samouraï.
C'est à dire, il fait ses gammes, il s'entraîne
puis quand il est au combat c'est à dire quand il rentre avec les abeilles
et bien les erreurs, on les voit vite.
On les voit vite.
Alors, ce n'est pas mortel pour nous parce que si ça se passe mal, je baisse le voile
et puis elles ne pourront pas nous piquer plus de 2 ou 3 fois.
Mais c'est toujours un challenge parce qu'on découvre des choses auxquelles on ne s'attend pas.
Elles n'ont pas le même comportement d'un jour à l'autre et même dès fois d'une heure à l'autre.
Dans cette relation, à nous d'apprendre à les comprendre, un peu (ricanement)
– Tu es allez un peu trop vite là.
– Non, il faut désoperculer et puis les faire tourner et puis récupérer le miel.
– Ah !! D'accord.
– Il faut enlever la partie blanche mais sans gratter trop fort.
Il faut enlever juste le dessus. Tu vois, comme ça voilà.
– Non, mais là en l'occurrence le dernier cadre il n'y avait pas grand chose à désoperculer.
(flûte traversière et violoncelle)
(…)
– Qu'est-ce que je regarde encore ?
– Si elles ramènent encore du pollen.
– Elles perçoivent des choses et moi je vois que je ne me fais pas agresser.
(bourdonnement des abeilles)
(…)
C'est super important ce que je vais dire maintenant pour vous.
Vous recollez toujours le pollen contre le couvain.
N'allez pas mettre un cadre de miel à la place de celui que j'ai entre les mains.
Pour ce dernier jour de stage, j'ai adoré quand on a fait le bilan
parce que ouais c'est sympa mais c'est quand même compliqué pour moi.
Et là, je suis prêt à refaire sans hésiter une deuxième promotion
et à me lancer à nouveau dans l'aventure pour une deuxième année
mais cette fois avec beaucoup de confiance et encore plus d’enthousiasme que la première année.
(piano)
(…)

PostHeaderIcon Capsule 1 Formation apicole – Comment vivent les abeilles?

Capsule 1 Formation apicole – Comment vivent les abeilles?

Capsule vidéo – Formation apicole de base.

Capsule 1 : Comment vivent les abeilles ?

Dans cette première capsule, découvrez le monde merveilleux des abeilles avec Mélissa Girard, agronome spécialisée en apiculture et apicultrice. Au fil des 4 saisons, vous apprendrez le cycle de vie des abeilles et prendrez connaissance des produits qu’elles récoltent et fabriquent. Enfin, vous comprendrez l’impact qu’ont les abeilles sur notre alimentation, mais également sur l’environnement.

Formatrice : Mélissa Girard
Durée : 51 minutes, 53 secondes

Ce projet est financé en partie en vertu du Programme d’appui à l’implantation de systèmes de salubrité alimentaire, biosécurité, traçabilité et santé et bien-être des animaux, conformément à l’accord Canada-Québec Cultivons l’avenir 2.

L’AEC Exploitation d’une entreprise apicole est offerte (en ligne) chez Expertis, veuillez consulter ce lien pour plus d’information :

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